Assemblées annuelles de la BAD : Cinq candidats en lice pour succéder à Akinwumi Adesina

(TOGODAILYNEWS) – Les travaux des assemblées annuelles 2025 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont été ouvert le lundi 26 mai 2025 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Le point d’orgue est l’élection d’un nouveau président à la tête de l’institution pour succéder à Akinwumi Adesina, dont le second mandat de cinq ans arrive à son terme. Au total cinq candidats sont en lice pour le compte de cette élection.

Axés autour du thème : « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement », ces assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement réuniront plus de 6 000 délégués, parmi lesquels des chefs d’État et de gouvernements africains, les ministres des Finances, les gouverneurs de banque centrale, des partenaires au développement, des représentants du secteur privé, des responsables de la société civile, des universitaires, des groupes de réflexion et des leaders d’opinion.  

Ce thème stratégique vise à identifier et exploiter les opportunités offertes par le capital africain humain, naturel, financier et commercial comme moteur principal de la transformation structurelle du continent. L’objectif est de favoriser la transition vers des économies plus inclusives, vertes et résilientes, tout en mobilisant des financements externes complémentaires à travers des partenariats diversifiés. 

Au cours de ces assemblées annuelles, les participants aborderont des questions liées aux aspects transversaux essentiels tels que la transformation numérique, le renforcement institutionnel et la bonne gouvernance. Cette approche holistique s’inscrit dans la réalisation des Objectifs de développement durable, de l’Accord de Paris sur le climat, de l’Agenda 2063 et des « High 5 » du Groupe de la Banque. 

En marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), est prévue le 29 mai prochain, l’élection du nouveau président de l’institution qui remplacera celui sortant notamment le Nigérian Akinwumi Adesina.

En effet, après examen des dossiers, à l’issue de la réunion du Comité directeur du Conseil des gouverneurs, tenue les 11 et 12 février 2025 au siège de la BAD à Abidjan, la liste des candidats a été arrêtée, ainsi cinq candidatures ont été validées.

Il s’agit du sénégalais Amadou Hott, ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, et ancien envoyé spécial du président de la Banque africain de développement (BAD) pour l’Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique.

Du zambien Dr Samuel Munzele Maimbo, économiste et ancien cadre dirigeant de la Banque mondiale, où il a exercé notamment comme chef de cabinet des présidents de l’institution.

La Mauritanie présente la candidature de Sidi Ould Tah, ancien ministre des Affaires économiques et du Développement, qui a dirigé la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) pendant une décennie.

Abbas Mahamat Tolli, ancien ministre des Finances du Tchad et ex-gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), est également en lice.

La cinquième candidature est celle de Bajabulile Swazi Tshabalala, actuelle vice-présidente de la BAD et ressortissante d’Afrique du Sud. Elle a occupé plusieurs postes de direction dans le secteur financier et logistique.

Evénement le plus important de la Banque africaine de développement, les Assemblées annuelles comprennent la 60e Assemblée du Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement et la 51e Assemblée du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque. 

Les Assemblées annuelles permettent au Groupe de la Banque, constitué de la Banque africaine de développement, du Fonds africain de développement et du Fonds spécial du Nigéria de faire le point, avec les actionnaires, sur les progrès réalisés au cours de l’année écoulée. Elles constituent un forum d’échange unique sur des questions clés concernant le développement de l’Afrique pour les représentants des gouvernements et l’ensemble des participants, dont les représentants des médias.